cette pente-là, l’absence.
la pente déjà connue dans le silence de la chambre.
cette chambre-là ou une autre, peu importe.

l’impossible rapport au monde, sa violence, sa dureté.
tout ce qui est autour remue :
les bruits, la lumière trop blanche, la sonnerie de l’interphone, la discussion autour de la table du salon, le désir de l’autre.

il faudrait qu’il n’y ait rien.
que cela se suspende, ne serait-ce qu’une petite semaine.
qu’il soit possible, d’entrer dans une nuit silencieuse d’une semaine.
aller au fond.
rêver.
tourner en rond.
dormir.
sentir que l’espace autour de soi et le temps, en écho, entrent aussi dans la suspension.
que cela cesse enfin.

le temps de respirer un peu.
ou de retenir son souffle.